refondations 71
à gauche autrement
BAISSE DES ALLOCATIONS FAMILIALES
L'ATTAQUE CONTRE LE POUVOIR D'ACHAT S'AMPLIFIE
Alors que la hausse officielle des prix est estimée à 3,2 % et mutile le pouvoir d'achat des familles, le décret qui doit lancer la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, entraînant une baisse des prestations, sera publié "dans les tout prochains jours", a annoncé mercredi Matignon.
"Le gouvernement a décidé, à dater du 1er mai 2008, pour les nouveaux bénéficiaires, d'instaurer une majoration unique des allocations familiales afin de mieux aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par leurs enfants. Un décret en ce sens sera publié dans les tout prochains jours", explique ce communiqué de François Fillon.
"Alors que les allocations familiales étaient jusqu'ici majorées de 33,51 euros à partir de l'âge de 11 ans et de 59,57 euros à partir de 16 ans, la majoration sera désormais unifiée et le montant sera augmenté de 59,57 euros dès l'âge de 14 ans", précise le Premier ministre.
Selon un membre du gouvernement, à la fin du conseil des ministres, la secrétaire d'Etat à la famille Nadime Morano, hostile à cette réforme, a demandé expressément à Luc Chatel de dire aux journalistes que "rien n'était prévu en la matière", ce que le porte-parole du gouvernement a fait, alors même que le décret était sur le bureau de la ministre. Ce refus de Mme Morano a rendu "fou furieux" le Premier ministre, a ajouté cette même source.
Cette majoration unique, qui représente une économie de 138 millions d'euros par an selon les calculs de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales) est fortement contestée par les associations familiales. Selon l'Union nationale des associations familiales (Unaf), le déficit pour une famille s'élèverait à près de 600 euros (586,56 euros) au total.
Cette diminution des allocations familiales pourrait réactiver les protestations au sein même de la majorité. Avant même l'annonce par Matignon de la publication du décret, le député UMP Hervé de Charette avait protesté estimant que cette réforme "entraînerait sans aucun doute chez les 4,5 millions de familles concernées, une colère légitime car elle aurait pour conséquence une nouvelle perte de leur pouvoir d'achat".
[
Web Creator]
[
LMSOFT]